Dimanche soir 1er février 2009, j’étais un homme heureux, enfin la victoire était là, un an et demi qu’on l’attendait. Je n’aime pas parler en public mais il fallait que j’aille leur dire un mot dans les vestiaires, j’avais envie d’être avec eux, de partager cette ambiance pesante et jouissante d’avant match. Il fallait gagner ce match, mouiller et défendre ce maillot, l’amour du maillot, ce sentiment toujours présent dans notre monde de l’ovalie. Déjà dans les vestiaires, je sentais que l’on allait gagner, je voyais ces visages blêmes, ces regards tendus, Roland, Francky, Greg, Damien à leur tour motivaient les joueurs jusqu’au sifflet de l’arbitre qui invitait les joueurs à entrer sur le terrain. Dès les premières minutes Greg tel un ailier en débordement inscrivait le premier essai transformé par YO. Le match était lancé, la victoire ne pouvait nous échapper. Damien dans son rôle de chef d’orchestre emmenait ses avants, ceux-ci enfonçaient le pack adverse, c’était certain on allait gagner. Roland ne cessait de me dire que le match n’était pas fini. Nos trois quarts défendaient comme des lions, un deuxième essai puis une pénalité nous amenaient à la mi-temps avec 15 points d’avance. La deuxième mi-temps face au vent voyait un sursaut de Chantilly qui revenait à 5 points. J’ai eu peur un moment que le match allait nous échapper, mais un dernier sursaut de mes petits se concrétisait par un troisième essai. Elle ne pouvait plus nous échapper cette victoire, j’ai vu un sourire dans les yeux de Roland, on attendait que l’arbitre siffle la fin du match. C’est fini, les joueurs lèvent les bras, je rentre sur le terrain fou de joie pour remercier mes petits.
Que la victoire est belle, j’étais heureux dans les vestiaires de les entendre chanter, nous venions de comprendre que l’on était capable de gagner et que cette victoire va en appeler d’autres.
Merci mes petits,
VIVE LE RCPB
François
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